Tahiti : le premier voyage à Tahiti s’est produit à l’occasion du tournage du dvd des Grands Ballets de Tahiti ; d’autres voyages s’y succédèrent pour d’autres spectacles et d’autres projets.
Il est difficile de résumer en quelques lignes le contenu de séjours aussi intenses. Ces séjours sont si riches en expériences et en rencontres, que c’est l’impression d’y arriver pour la première fois qui prévaut à chaque atterrissage à Papeete.
Outre les photos de danses pour lesquelles ces déplacements étaient initialement prévus, ces galeries présentent d’autres aspects des Iles , ainsi que de nombreux paysages. Il y a encore des milliers de photos à y réaliser.
Un mot quand même pour parler de l’accueil et de la gentillesse des Tahitiens, de leur art de vivre, et de la lumière incroyable qui baigne des décors somptueux.
La Géorgie, Tbilissi. Cette escapade n’a durée de trois jours ; très court. Ce reportage était commandité pour la réalisation de l’affiche du spectacle « Georgia ». Dans une ville dont les stigmates de l’ancien empire soviétique sont visibles à chaque coins de rues, ce voyage a été l’occasion de découvrir un peuple en soif de reconnaissance, car trop longtemps opprimé et maintenu sous le joug du puissant voisin. Cela n’est pas sans laisser des traces.
La gentillesse et l’émotion réservées à l’accueil de l’équipe que nous étions étaient simplement boulversantes. C’est à 5 heures d’avion de Paris. A la fois très proche géographiquement et si loin de ce que nous « occidentaux » connaissons en Europe.
Incroyable, et finalement pourtant banal à notre époque.
L’Irlande. C’est là aussi le tournage d’un dvd consacré à « Celtic Legends » qui m’a offert l’opportunité de réaliser ce reportage dans la vie quotidienne des musiciens, danseurs et danseuses de ce groupe.
Si la rudesse de la campagne et des côtes rocheuses qui plongent dans une mer agitée, contrastent avec la chaleur des pubs de Dublin (ou d’ailleurs), le sentiment du photographe est le même partout : raconter cette Irlande d’aujourd’hui qui puise ses racines dans un passé lointain et encore très présent.
Ce pays offre au photographe une palette immense de reportages à réaliser, emprunte de mysticisme. Et puis à la rigueur d’un climat photogénique parfois hostile (souvent !), il faut opposer l’accueil et la chaleur des Irlandais.
L’Afrique du Sud. Le voyage de presse destiné au spectacle « African Footprint » nous a emmené à Johannesburg, et à Soweto.
La capitale qui à grands renforts de chantiers prépare la coupe du monde de football en 2010, faisant éclore grands complexes commerciaux et hôtels qui n’en finissent pas d’être plus luxueux et uns que les autres, peine à dissimuler ses problèmes récurrents de sécurité.
Si la fin de l’Apartheid a marqué la chute d’un régime abject il y a 20 ans, elle n’a pas su satisfaire les espérances pourtant légitimes des habitants rencontrés au cœur des township de Soweto.
Un « battery center » ou les habitants viennent recharger dans la journée la batterie de voiture qui leur permet d’alimenter l’ampoule qui éclaire leur « maison » le soir, les « toilettes » disséminées toutes les trois quatre rues, pas d’eau courante, des conditions d’existence d’un autre âge,…. C’est le quotidien de centaines de milliers d’habitants des immenses bidon-villes à la périphérie de Johannesburg. La violence y est naturellement monnaie courante, avec, si besoin était, des panneaux « free gun zone » à l’approche des dispensaires destinés à accueillir et essayer de préserver les enfants d’un quotidien qui ne leur épargne rien.
C’est un contraste saisissant avec le faste et le luxe affiché qui en devient ridicule de quelques complexes hôteliers pour voyageurs et touristes fortunés.
Terre de contraste, il y a en Afrique du Sud ce qu’on vous montre, et ce qu’il faut voir.